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AXE 4 : Stratégie/Pratique de réinsertion socio-professionnelle des malades mentaux : études de cas et analyses prospectives

G. Aït Mehdi (2019 : 52), évoque trois pratiques cliniques importantes qui doivent retenir l’attention aujourd’hui en ce qui concerne les maladies mentales. Il s’agit de la stabilisation du patient, la prévention des rechutes aux moyens de la médication et la réintégration dans la communauté. Pour une large part, les difficultés de réinsertion socio-professionnelle contribuent aux rechutes. En effet, le retour en milieu social et l’exercice d’un travail représentent non seulement des gains économiques substantiels, mais également des points d’ancrage essentiels pour la réadaptation des personnes aux prises avec des troubles mentaux graves. Malgré les bénéfices reliés à l’exercice d’un travail, l’Organisation Mondiale de la Santé relève que 90 % des personnes ayant des problèmes de santé mentale sont sans emploi alors qu’elles sont prêtes à s’insérer sur le marché régulier du travail. Il est rapporté que l’emploi traditionnel ne pourra plus jouer, pour le malade mental, un rôle fondamental dans son intégration sociale. Ce qui est nécessaire pour lui, c’est le travail défini comme activité productrice de biens, de services ou d’œuvres (OMS, 2000) et dont l’emploi n’est qu’une des formes. Ce travail reste et restera encore un support incontournable pour la reconnaissance sociale du sujet et sa propre élaboration identitaire. Il a également des effets indéniables sur son bien-être et sa santé mentale. Les activités à privilégier peuvent être non salariées, comme les réseaux d’échanges et de savoirs (Lehman A. F., et al., 2002) ou les réseaux d’échanges de biens et de services. Basées sur le principe que chacun sait ou possède quelque chose qu’il peut apporter à l’autre en échange de son savoir ou de son bien, ces activités peuvent avoir un grand intérêt pour la réhabilitation psychosociale des malades.

Eu égard à ces réalités, cet axe ambitionne questionner les mécanismes de réinsertion socio-professionnelle des personnes souffrantes de maladies mentales. Pour y parvenir, il se fonde sur certaines interrogations majeures :

Quelle est la prévalence des troubles mentaux et quelle est l’occurrence clinique de cette affection dans les sociétés ouest africaines ? Combien de malades mentaux sur ceux suivis sont réinsérés socialement et professionnellement ? Quels sont les mécanismes suivant lesquels cette réinsertion socio-professionnelle se fait ? Quels sont les besoins non satisfaits des malades mentaux en suivi post traitement ou en cours de réinsertion socio-professionnelle ? Quels sont les goulots d’étranglement des mécanismes de réinsertion existants ? Quels sont les dispositifs qui pourraient, au-delà de la réadaptation sociale, concourir à une réintégration socio-professionnelle durable des personnes atteintes de maladies mentales ? Existe-t-il des mécanismes de renforcement des capacités professionnelles des malades mentaux en vue de leur faire acquérir de nouvelles compétences professionnelles et faciliter leur insertion socio-professionnelle ?

Cet axe recherche surtout des données pouvant permettre d’analyser de façon sociohistorique et prospective les processus de réintégration socio-professionnelles. Nous attendons surtout, des chercheurs intéressés, des études de cas approfondies.

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